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Réunion publique
du 17 mai 2016

Il y avait bien longtemps qu'une réunion publique n'avait pas connu un tel succès. Mardi 17 mai 2016, de 17h à 20h, la salle du Prorel a affiché complet. Près de 300 citoyens sont venus s'informer et s'exprimer sur le projet Coeur de Ville, à quelques heures des premières démolitions dans les quartiers Berwick et Colaud. A en juger par 'ambiance, sereine et constructive, le futur écoquartier de Briançon a déjà conquis le coeur des Briançonnais.


Emotion

Pour cette réunion à guichets fermés, les principaux protagonistes du Coeur de Ville étaient réunis : Gérard Fromm, maire de Briançon, Aurélie Poyau, adjointe à l’urbanisme entourés d’élus et des services de la Ville ; Pierre-Louis Faloci, architecte en chef du projet et Bruno Chiambretto, représentant de l’AREA-PACA*, concessionnaire de la
ZAC**. Et ils n’ont pas caché leur émotion. « C’est émouvant de vous voir si nombreux », a confié Pierre-Louis Faloci. Un sentiment partagé par Aurélie Poyau.
« Nous sommes émus que vous vous soyez déplacés en si grand nombre. Ca fait 6 ans que nous travaillons sur le projet Coeur de Ville. Aujourd’hui, il se concrétise en prenant une ampleur inespérée. Avec, comme premier temps fort, la démolition de 33 des 39 bâtiments de Berwick et Colaud.»


Démarrage des démolitions

Des démolitions, il en a surtout été question lors du temps de rencontre organisé avec les riverains des quartiers Berwick et Colaud, entre 17h et 18h. Des riverains manifestement rassérénés par les explications fournies.

Méthodologie

Le démontage interviendra en deux phases avec un déshabillage du second œuvre (serrurerie, portes…) suivi de la déconstruction du gros oeuvre (murs, planchers, sous-sols). Une procédure déjà à l’oeuvre sur le chantier de démolition du stand de tir, qui a démarré le 18 mai 2016. Les équipes commencent par curer l’intérieur du bâtiment avant de lancer les pelles mécaniques à l’assaut des murs et de la toiture.
En amont du chantier, a été réalisé un bilan diagnostic. Il apparaît que 99,8 % des matériaux de déconstruction donneront des déchets non dangereux (béton, pierres, tuiles, briques, métaux, bois, plâtres, isolants, revêtements de sols, plastiques). Seule l’amiante, qui représente 0,2% des déchets, nécessitera un traitement sous haute surveillance, conformément à la réglementation en vigueur.


Un chantier respectueux de l’environnement

Sitôt extraits, les matériaux seront triés. Afin de réduire l’impact environnemental du chantier, 70% des déchets seront ainsi valorisés. A commencer par les gravats qui serviront de remblai dans l’aménagement du parc de l’éco-quartier.


Sécurité et nuisances

Par mesure de sécurité, chaque zone de travaux sera clôturée et les murs d’enceinte de Berwick et Colaud seront maintenus dans un premier temps. La circulation et le chargement des véhicules de chantier seront soigneusement encadrés. Afin de limiter les nuisances pour les riverains, les équipes n’interviendront que les jours ouvrés, de 8h à
12h et de 13h à 18h. Le bruit des engins ne dépassera pas 90 décibels. Quant à la poussière dégagée par la chute des matériaux, elle sera rabattue à l’aide de canons brumisateurs projetant de la vapeur d’eau.

Phasage des démolitions 2016

Déployées entre mai et novembre, les opérations viennent de débuter par le stand de tir. Il sera démoli d’ici le 15 juin, tout comme le petit bâtiment voisin donnant sur le parking d’Altipolis et la station de javellisation. En lieu et place de ces constructions, sera aménagé un parking public provisoire de 85 places ouvert au stationnement à partir du 15 juillet. A noter : pendant la durée des travaux, le chemin du stand de tir sera condamné.

En savoir plus sur les démolitions 

 

Afin de garder une trace des bâtiments voués à disparaître du paysage urbain, un inventaire photographique est en cours de réalisation. Un film sur le passé du lieu et le suivi du chantier immortalisera aussi cette page de notre histoire collective.

Visionnez les témoignages et les photos

Le Coeur de Ville s’emballe

« Le succès du projet Coeur de Ville dépasse nos attentes. La ZAC avance à grands pas, sa commercialisation s’accélère tant et si bien que sa durée prévisionnelle devrait être ramenée de 15 ans à 10 ans », s’est félicité Gérard Fromm en ouverture de la réunion publique. Avant de rappeler les innombrables attraits du projet. « Rayonnant autour d’un parc public de 2 hectares, presque aussi grand que celui de la Schappe, l’éco-quartier Coeur de Ville dotera Briançon d’un vrai centre-ville dont elle était jusqu’à présent dépourvue. On y trouvera un pôle résidentiel avec une résidence seniors et des logements familiaux (sociaux et résidentiels) ; un pôle d’activités avec des petits commerces et des bureaux ; un pôle culturel avec une médiathèque et un complexe cinématographique ; un pôle ludo-sportif avec un gymnase et un skatepark -déjà construit-, des espaces publics fédérateurs, du stationnement privé souterrain et des parkings publics extérieurs. »

 

La forêt habitée

Vers un éco-quartier

Havre de verdure, vaste parc, toitures végétales, profusion d’arbres plantés entre les constructions…Pierre-Louis Faloci et Aurélie Poyau ont insisté sur la verdoyance de l’écoquartier, comparé à une forêt habitée. « Briançon est un joyau, ce n’est pas une ville comme les autres, a expliqué l’adjointe à l’urbanisme. Nous voulions que le Coeur
de Ville joue de nos atouts en valorisant le paysage. Voilà pourquoi nous avons été emballés par le projet de Pierre-Louis Faloci qui offrira à Briançon le plus grand éco-quartier des Hautes-Alpes.» Plus que le label, c’est l’exigence d’éco-quartier qui est recherchée. Tous les promoteurs devront se conformer aux prescriptions architecturales et paysagères définies par l’architecte, qui n’a rien laissé au hasard : qualité des matériaux – à dominante bois -, sélection d’essences d’arbres, préservation de la ressource en eau, sobriété énergétique des bâtiments, traitement des déchets….

 

Scénographie paysagère

Pour donner sa pleine mesure à la majesté du paysage, l’écoquartier sera ouvert sur la montagne et constellé de bâtiments à hauteur contenue. Inférieurs de deux à trois niveaux à ce que permet le Plan Local d’Urbanisme, ils ne brouilleront pas l’harmonie du paysage. Libéré de ses murs d’enceinte, le quartier sera rythmé par trois larges places publiques et sillonné de venelles verdoyantes. En les empruntant, on passera aisément de Berwick à Colaud via l’avenue du Général Barbot, considérablement élargie, longée de commerces et d’une zone piétonne. L’emprise des voitures sera restreinte dans le Coeur de Ville. Hormis dans les parkings souterrains privatifs des résidents et sur les parkings desservant les bâtiments publics, le quartier sera réservé aux piétons.

 

« Le plus gros chantier des Hautes-Alpes »

C’est en ces termes que le maire a évoqué le projet Coeur de Ville. Une opération économique phare qui jongle avec des chiffres étourdissants : 1 million d’euros pour les démolitions, 12 à 13 millions pour la construction de la résidence seniors Aegide- Domitys, 80 à 90 millions pour les programmes immobiliers du groupe Promofar. Des
millions d’euros injectés dans l’économie briançonnaise avec, à la clé, plus de 1000 emplois créés sur 10 ans. Sans parler des retombées indirectes. « C’est le plus gros chantier du département, a souligné Gérard Fromm. Il impulse à notre bassin économique une dynamique exceptionnelle, que nous envient nos voisins. Je tiens d’ailleurs à remercier les promoteurs qui ont foi en Briançon. Nous ne sommes pas allés les chercher. Ils ont tout simplement été séduits par les remarquables atouts de notre territoire ».


Consensus citoyen

A l’issue des présentations de Gérard Fromm, Aurélie Poyau et Pierre-Louis Faloci, les citoyens ont pris la parole dans une atmosphère conviviale. Parmi les interrogations, l’une d’elles a porté sur l’avenir du bâtiment de l’Ordinaire. A la question « Pourquoi ne pas le conserver pour en faire une salle polyvalente ? », a été apportée la réponse suivante : « L’édifice comporte trop de défauts. En revanche, l’actuel cinéma Vauban pourrait être  reconverti en un salle multi-usages. Car il fermera ses portes quand ouvrira le complexe cinématographique de 4 salles au Coeur de Ville ». Autre question du public : « La création de nouveaux commerces ne va-t-elle pas porter préjudice aux commerces existants ? » Réponse de Gérard Fromm : « Ces nouveaux commerces seront aussi fréquentés par de nouveaux Briançonnais. On estime l’essor démographique de la commune à 2500 nouveaux habitants sur les 10 ans du projet. La dynamique du Coeur de Ville bénéficiera à l’ensemble du tissu économique
briançonnais.» Aucun point polémique n’a surgi à la faveur de ces échanges, qui augurent favorablement de l’avenir du Coeur de Ville.


Retrouvez plus d’infos sur le journal « Briançon Coeur Battant » à télécharger ou consulter en ligne sur le site de la Ville de Briançon : http://www.villebriancon.fr/publications.html 

 

* Qu’est-ce que l’AREA-PACA ?
L’Agence Régionale d’Equipement et d’Aménagement (AREA) - PACA est une société publique placée sous l’égide de la Région Provence-Alpes Côte d’Azur. A Briançon, elle intervient comme aménageur public de la ZAC Coeur de Ville pour le compte de la commune. Concrètement, l’AREA-PACA engage des frais pour viabiliser les terrains, créer des voies de desserte, installer des réseaux. Des dépenses que la commune n’a pas les moyens d’engager. Pour les compenser, l’AREA PACA vend les parcelles de la ZAC à des opérateurs. A terme, dépenses et recettes s’équilibreront.


** ZAC
Une zone d’aménagement concerté (ZAC) est un outil essentiel dans la création d’un nouveau quartier. Elle offre à la collectivité un cadre juridique, financier et technique lui permettant de maîtriser le programme d’urbanisation.